La tenancière de l’hôtel nous aime et nous chouchoute dès le matin. Il commence à faire froid (3-4°C). Après une brève visite de Notre Dame des Enfants, nous prenons la direction de La Châtre (Indre). Le terrain est vallonné, voir montagneux aux abords de la Creuse. A Aigurande, Voutch passe le témoin à Walid, le temps se gâte sur la place du village où nous déjeunons (super pâté de campagne). Les montées vers Dun Le Palestel et La Souterraine nous font maudire la région.
Pour nous consoler, nous faisons des courses mirobolantes au Leclerc (Frometons et Charcutaille à gogo) et décidons de chercher un roof. Les premières tentatives sont infructueuses. Les gens ont des « têtes de cul » (idem au Leclerc).
Heureusement à Cros, alors que la nuit guette, Albert Pasty et son épouse nous proposent de dîner au chaud et de dormir sous le toit de leur grange. Albert nous propose son vin, nous raconte l’exode rural qu’il a vu depuis qu’il est ici. Suzie, la chienne-fennec savoure les couennes de jambon que nous lui donnons. Nous partageons le Chablis avec Albert.
Tom et Voutch se partagent un sac de couchage,
la nuit est fraîche et animée par quelques averses, les clapissements des lapins, les ronflements des chiens et les odeurs nauséabondes de 5 cyclistes qui ne se sont pas lavés…
Jour 7
Après un bon petit déjeuner à l’hôtel « les vendanges », nous re-attaquons les côteaux très vallonnés du pays de Puisaye. Tout le monde semble être en pleine forme, cela étant sans doute du au Chaource et du Chaource accompagnés du Chablis et de l’Irancy consommés la veille au soir. Le temps est au beau fixe et le bide de Nunu va nettement mieux.
Après une halte à St Sauveur (ville de Colette), nous nous arrêtons à Guédelon, où ils construisent un château médiéval avec les techniques de l’époque. Nous avalons les 93km « hilly » jusque Sancerre, après avoir gravi la côte jusqu’au centre de la ville (acclamé ou hué par des enfants),
nous décidons de nous poser au restaurant pour déguster les spécialités locales (crottins, andouillettes, …) accompagnées d’un succulent Sancerre à goût de « pierre à fusil ».
Nous sommes émerveillés par la ville. Miche l’écrevisse se badigeonne de crème solaire et nous repartons après avoir écoute le choriste local qui chante à tue-tête. L’après-midi sera toujours ensoleillée et très plate. Nous roulons vite. Nous passons par Baugy pour y déguster les macarons locaux. Le champ de tir de Avord est ouvert (ce qui nous permet d’éviter un détour de 15km) et nous finissons cette très grosse étape à Châteauneuf sur Cher à l’hôtel « Le Bœuf ». Le menu à 13,5€ se révèle à la fois fin et copieux à souhait. Vive les pommes Pont-Neuf.
Nous somme très fatigué et le genou de Voutch est abîmé suite aux cale-pieds de Louis. Nous prenons une chambre pour 5 avec tirage au sort pour les lits. Gilles se rase, Nunu et Voutch comparent leur bronzage…
Nunu ira finalement dormir dans la salle de bain suite à certains ronflements…
Jour 6