Tout est là...

Voyages à vélo:

Diagonale du vide - Mars 2003

Traversée des Alpes - Mai 2003

Traversée Afrique de l'Ouest - Eté 2003

Traversée des Pyrénées - Juillet 2004

 

Voyages à pied:

Rando GR5 - Juillet 2005

Rando GR10 - Septembre 2005

Rando Larapinta Trail - Octobre 2006

 

Récits de courses:

21/05/2006 - SMH Sydney Half-Marathon

13/08/2006 - Sydney Sun-Herald City to Surf

Photos en vrac

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Mercredi 23 août 2006

Il s’agit de la plus grande course chronométrée au monde, et cette année encore le record de participation a été battu. Plus de 63000 personnes se sont alignés à Hyde Park ce dimanche 13 août pour le départ de la Sydney Sun-Herald City To Surf. Il y a tellement de monde que lorsque le vainqueur franchit la ligne d'arrivée, les coureurs du fond du peloton n’ont pas encore franchi la ligne de départ.

 

Le parcours de 14 km part de Hyde Park en plein cœur de la « City » de Sydney pour finir sur la plage la plus touristique d’Australie, Bondi Beach. Le trajet est vallonné et particulièrement éprouvant.

 

Parmi les 63000 participants, bien sur des coureurs en tenue soucieux de leur temps, mais surtout des gens déguisés, des enfants, des poussettes, des gens de tout âge…Tous les australiens vous le diront, sportifs ou non, le City to Surf est l’événement à ne pas rater à Sydney au mois d’Août !



Innovation cette année, les organisateurs fournissent même une casquette rouge pétant, et ont organisé pour qu’une photo satellite soit prise environ 41mn (temps d’arrivée estimée du premier à Bondi) après le départ, afin d’avoir un fil rouge sur tout le long du parcours !

 

4 départs successifs pour gérer la foule, je serai dans le groupe de tête (pas très compliqué, il suffit de pouvoir courir 14km en moins de 75mn) et partirai juste derrière les élites et les dossards préférentiels. Je ne vais donc pas être dans la cohue et devrait ne pas perdre de temps au départ. Départ qui est fixé à 9h30.

 

Côté forme, tout va pour le mieux, l’entraînement commence vraiment à porter ses fruits, je viens de retirer une minute à mon meilleur temps sur 10km en courant 39mn29 la semaine précédente. Je me fixe un objectif de 58mn compte tenu de la difficulté du parcours.

 

Le rendez-vous est fixé à 7h00 (heure à laquelle ils ferment la route au traffic) avec les coureurs de Coolrunning et des Sydney Striders. En effet, si on veut vraiment avoir un bon départ, il faut vraiment être placé tout à l’avant du groupe. D’ailleurs, mes collègues le savent, ils en sont tous à leur 10, 15, 20ème City to Surf, quand je vous dis que c’est une institution !!!! Il fait d’ailleurs un soleil radieux (nous sommes en plein milieu de l’hiver), les australiens sont d’ailleurs persuadés qu’il y a une bénédiction sur le City to Surf, chaque année le beau temps et la chaleur sont au rendez-vous !

 

Les 2h30 d’attente avant le départ passent vite. Ce qui est sur, c’est qu’il n’y pas la possibilité de s’échauffer. On discute, on grignote, on se garde la place quand un va aux toilettes… 9h15, le speaker appelle les élites et dossards préférentiels qui viennent se greffer devant nous. La tension monte ! 9h30, BANG, Steve Moneghetti, la légende Australienne du marathon donne le départ !

 

 Comme je l’avais pressenti, le départ est très rapide, et j’essaie de ne pas me laisser emporter. Je prends le tunnel de gauche au bout de William street (on me l’a conseillé comme plus rapide que celui de droite), et arrive déjà la première montée vers Edgecliff, tous les coureurs qui sont partis comme des balles commencent déjà à payer leur fougue du départ. Perso, je suis bien, mis à part que j’ai soif et la gorge sèche. Il n’est que 9h35 et j’ai déjà chaud…

 

Arrive le 3ème kilomètre, je regarde mon chrono, 11mn02, je suis encore une fois parti beaucoup trop vite ! Je me force à ralentir dans la montée vers Cranbrook, mon ancien collège. On longe ensuite la digue de Rose Bay, le soleil tape fort et je me force à prendre un verre de gatorade au ravitaillement, mais comme d’habitude, j’en fous plus sur mon T-shirt que dans le gosier… Je commence sérieusement à chauffer ! J’arrive au km 6, pied de « Heartbreak Hill », la grosse difficulté du parcours, une côte sur 1500m avec les 800 premiers mètres très très raide. Je sais que si je veux faire un bon temps, il ne faut perdre trop de temps ! je me force à garder une bonne allure et j’arrive en haut sans trop de dégât. La vue sur la baie de Sydney est magnifique. Je passe au 7ème kilomètre en 29mn et quelques. C’est pas mal, car je sais que la deuxième partie est plus rapide.

 

Au rond-point de Vaucluse, on part vers Bondi. Les 3 prochains kilomètre se passent bien, je négocie très bien les deux côtes, double pas mal de monde et je passe au 10ème en 40mn47. Je prends par contre le temps de boire 2 verres d’eau et de m’en balancer 2-3 à la figure, car sinon je risquais vraiment la surchauffe.

 

Je sais que les 3 prochains kilomètres sont en descente, je décide de lâcher les chevaux ! Je les boucle en moins de 3mn50s chacun. Reste le dernier faux plat le long de la plage, on m’avait prévenu, c’est sans fin : On va jusqu’à l’autre bout de la plage et puis 400 dernier mètres sur le parking, je suis incapable de sprinter mais j’essaie de maintenir l’allure. Je passe la ligne, 55mn58s !!!! Moins de 4mn/km, je suis hyper content !

 

Je dois vraiment avoir l’air épuisé, car la télévision australienne vient m’interviewer pour me demander mes impressions ! Je leur sors mon meilleur accent français et leur explique que je vais aller récupérer avec un bon fromage et un verre de rouge ! Ca leur a plu, car je passe au JT national le soir même.

 

L’après course est super, bière et BBQ toute l’après-midi sous le soleil, les gens n’arrêtent pas d’arriver. Le Tanzanien Dickson Marwa gagne la course en 40mn49s, et les derniers finissent en un peu moins de 6heures. Il ont fait la tournée des bars sur le trajet !!!


Objectif pour l'année prochaine: passer sous les 55minutes pour obtenir un dossard préférentiel pour l'année suivante!
Par Voutch - Publié dans : Récits de Courses
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Vendredi 21 juillet 2006
Tôt samedi matin, Louis, Manu et Voutch sont dans le train qui mène à Modane. Le train est lent mais nous permet de profiter des paysages qui nous attendent. Nous sommes au cœur de la Maurienne, dans la vallée de l’Arc. Louis évoque nostalgiquement le Galibier et autres cols gravis à vélo en 2003. Le temps est au beau fixe et on a hâte d'en découdre sauf peut-être Manu qui a la tête dans le cul et qui aurait souhaiter quelques heures de sommeil en plus.
 
 
On arrive en gare de Modane à 7h00, Alex vient directement de Grenoble et ne sera pas là avant 9h30. On en profite pour aller faire les courses du petit déj et pour les pique-niques. Alex arrive enfin et on peut partir sous un soleil radieux.
 
 
Le topo nous fait faire un petit tour dans la ville avant de commencer à monter. On est censé trouver un chemin de pèlerinage. Ca fait même pas 20mn qu’on est parti et on est déjà pommé…Ca promet ! Une dame nous indique une direction depuis sa fenêtre, on décide de couper tout azimut pour rattraper le temps perdu. On franchit une voie ferrée, un champ de ronces et on débouche sur un chemin qui montre. Est-ce le bon ? Une petite chapelle 50 mètres plus loin nous le confirme. On rejoint une route goudronnée que nous suivons à un bon rythme jusqu’au village de Valfréjus. En lisant le topo, on tombe sur l’indication suivante :
 
 
Tant pis pour le petit pont et la jolie chapelle. On arrive à une intersection, et bien sur, on ne sait pas où aller. On opte pour le petit chemin plutôt que la route, et on commence à descendre. Encore une fois pas de balise, on sait pas si on est sur le bon chemin.
 
 
Et là, sur quoi on tombe, un gros éboulement du chemin dans le torrent 25 mètres plus bas, un joli petit pont et la chapelle suspendue à la montagne. Pas de quoi s’affoler, on peut contourner sans problème l’éboulement et franchir le pont (en faisant les pitres d’ailleurs…)
 
 
On reprend tranquillement le chemin. Le temps se couvre un peu, et au fur et à mesure que l’on monte le brouillard s’installe aussi. On arrive au col des Thures à 2194m.
 
 
On en profite pour déjeuner. Un débat s’installe sur le contenu du pique-nique. Manu trouve que les sardines ne sont pas du tout adaptés à la rando, alors que Louis et Voutch les dévorent et ne tarissent pas d’éloges à leurs sujets. Du grand débat philosophique…Les paysages sont magnifiques lorsque les éclaircies nous permettent de les voir.
 
 
L’après-midi se déroule tranquillement, on redescend dans une vallée et on arrive à un refuge vers 4-5h, on ne sait pas si on est en Italie ou en France (à priori en Italie puisque personne cause Français). On prend un verre et finalement on décide de s’arrêter là pour ce soir. Manu est complètement mort et il a mal aux pattes (faut dire qu’il a pris des vieilles Asics de ville toute pourries). Voutch se plaint également du tendon d’achille, il a des bonnes chaussures, mais elles sont neuves…
 
Alex nous fait croire qu’il sait parler Italien, alors qu’il ne fait que baragouiner et la patronne le comprend à peine. On se paie une bonne tranche de rigolade. Enfin le refuge a l’air bien, on ne sait pas si le prochain est ouvert. L’étape sera longue demain mais on a envie de profiter de la soirée. Les cartes sont sorties, et Manu nous plume tous au poker. Louis et Voutch vont au ruisseau pour faire trempette, mais l’eau glacée ne permet que d’y mettre les pieds.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le reste de la soirée sera passée à négocier avec les patrons pour qu’ils nous fassent cuire nos pâtes et nous prêtent des couverts. On passe un peu pour des clodos. Résultat, la patronne se venge en nous salant nos pâtes à outrance, mais c’est pas ça qui va nous empêcher de les engloutir. On boit aussi nos 2 litres de soupe à l’oignon à même la casserole. Après la douche, on va vite se coucher dans notre chambre qui est royale…
 
 
Demain, va falloir rattraper le retard, le réveil est fixé à 6h00 !
 
 
 
 
 
Jour 2
Par Voutch - Publié dans : Rando GR5 - Juillet 2005
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